Malgré ma qualité de fumeuse, je considère la dernière réforme gouvernementale comme une bénédiction. Pouvoir entrer dans un bistrot et sentir l’odeur du café, ne plus prévoir un masque à gaz et du maquillage waterproof dès lors que la soirée se passe en sous-sol, voilà autant d’agrément qui compensent la fébrilité du manque de nicotine. Ce qui m’inquiète, c’est jusqu’où cette politique anti-cancérigène pourrait nous mener. Limiter la consommation d’alcool ou de café, pourquoi pas ? Mais que des pratiques aussi diverses que la fellation ou l’utilisation d’un réseau wifi puissent faire partie des activités prohibées, voilà qui est plus préoccupant.