Les fumeurs superstitieux retournent la première cigarette de leur paquet pour ne la fumer qu’en dernier. Bien sûr, ça ne marche qu’avec les cousues et c’est totalement idiot ; mais j’ai trouvé quelques bonnes raisons d’adopter ce rituel. Tout d’abord, parce que ça me permet de savourer la dernière : je la garde le plus longtemps possible en attendant l’occasion où je pourrais pleinement l’apprécier. Et ensuite parce que j’aime bien cultiver cette addiction, comparse des matins sans soleil et des nuits parisiennes au ciel aveuglé de brume. Je sais, je transforme mes poumons en cheese-cake (ou plutôt en pus-cake) c’est mal.