fucked-up chronicles

Blonde on Blonde

Vendredi 1 Février 2008 à 20h58



Mon précédent chagrin d’amour m’a littéralement scalpée. Lassée de lorgner vers les rasoirs jetables et les tubes d’aspirine, j’ai mutilé ma chevelure d’un coup de ciseaux de cuisine. Après une tentative de sauvetage dans un salon de coiffure, j’ai arboré une coupe inégale pendant près d’un an, avant de repasser entre les mains d’un coiffeur. Cette année, j’ai choisi de ne pas m’embarrasser d’un deuil capillaire inélégant. La tête emballée dans du plastique lyophilisé, j’ai décidé d’assumer ma métemblondose. Car, étant naturellement saturé de glucose, le cœur d’une dinde j’ai-des-avant-bras n’a aucun mal à se recomposer après un sinistre.