Avec l’avènement du mp3 téléchargeable et de la playlist, la possibilité de fournir au quotidien de chaque individu sa propre bande-son se fait encore plus évidente qu’au temps des compilations sur cassettes audio. L’enchaînement chronologique des pistes sonores d’un même album tombe en désuétude face à cette merveilleuse possibilité de réagencement des morceaux. Ainsi, on peut découvrir une compatibilité inattendue entre la conclusion d’All apologies de Nirvana et les premières mesures de la reprise des Dresden Dolls de War Pigs, elle-même s’enchaînant parfaitement avec les Papillons de Schuman. Cette alchimie de l’aléatoire mécanique suscite chez moi un émerveillement perpétuel.